Depuis 6 ans je suis malade sans trop le dire. Je n’aime pas me plaindre et je trouve ça particulièrement inutile ; ça ne peut que pourrir la vie de ceux qui vous entourent et la vôtre étant déjà pourrie, pas la peine d’en rajouter.
Et puis il faut l’avouer, personne n’aime entendre se plaindre le gens malades. Les gens malades, c’est ennuyeux, ça vous met le moral à zéro, c’est gavant. Surtout quand c’est une maladie invisible, qu’on ne connaît pas, qu’on ne comprend pas. Comme toutes les personnes atteintes de Lyme, fibromyalgie, sclérose en plaque, fatigue chronique etc... je me suis souvent dis que j’aurais presque préféré un bon cancer, ma foi.
Avec l’étiquette «cancer» collée sur ton front, au moins, tout le monde sait ce que tu as. Au pire on ne te connaît plus, bien souvent on te plaint, au mieux, on te tend la main.
Avec les maladies émergentes, encore mal connues, mal soignées, le problème c’est qu’on ne sait pas trop ce que ça engendre comme difficultés quotidiennes pour les personnes atteintes. Il y a des hauts et des bas, mais ça ne se voit pas. Quand on voit ces personnes, elles vont bien - et pour cause : quand elles vont mal, elles sont clouées au lit ou, tout du moins, elles restent chez elles ! - donc elles vont toujours bien.
Le pire, c’est quand on n’a pas encore mis d’étiquette, de nom sur la maladie.
Personne ne te prend au sérieux. Tu es très certainement devenue fainéant(e), gnognote et tu en rajoutes forcément un peu... au final, c’est dans ta tête que ça se passe, puisque sur les radios, il n’y a rien.
Alors je me suis muré dans mon silence, dans ma solitude, j’ai fuis la société et j’ai serré les dents.
J’avais tort. Mon mari me le dis souvent. Il faut dire quand ça ne va pas, dire ce que tu ressens, dire pourquoi. Sinon les gens ne comprennent pas.
Ma maladie ne se voit pas, donc elle n’existe pas.
Alors je vais expliquer. Et si ça vous fait chier, tant pis. C’est vrai c’est pas drôle, mais c’est ce que je vis. Au moins je serai chiante mais pas fainéante.
Depuis quelques mois, donc, je dis. Pour me défendre, mais surtout parce que j’ai pris conscience que si j’ai vécu cette galère, ces 6 ans d'errance et d’abandon, c’est parce que personne ne connaît cette saloperie de maladie, pas même la plupart des médecins qui préféraient tenter de m'assommer de médicaments pour me faire taire plutôt que de chercher ce que j’avais.
ET SI PERSONNE NE LA CONNAIT, IL FAUT ABSOLUMENT EN PARLER !!!
Voilà pourquoi je poste ici mon témoignage sur ma vie avec Lyme au quotidien.
Parce que cela pourra peut-être aider certains à enfin poser un diagnostic sur leur mal.
Et parce que je ne souhaite cette merde à personne, alors il faut prévenir !
Et des solutions, il en existe. Peut-être pas pour guérir, mais tout du moins pour soulager, vivre à peu près normalement. REVIVRE.
J'ai eu la chance que beaucoup n'ont pas eue. J'ai rencontré un médecin extraordinaire, un bon, un vrai. L'homme par lui même est déjà formidable : humain, curieux, intéressé, vif d'esprit, dynamique. Quand il ne sait pas il cherche. Et il a beaucoup cherché. Il a fait des recherches sur les plantes, au Mexique, il se tient au courant de toutes les dernières avancées en médecine, il est vraiment passionné par son métier, et par dessus tout il a un coeur en or et on le ressent immédiatement. Lui est là pour vous soigner, pas pour encaisser votre chèque le plus rapidement possible pour pouvoir passer au suivant.
La première consultation a duré plus d'1h30. Je n'avais jamais vu ça. Et il le fallait bien pour que je puisse lui expliquer ce qui m'arrivait, la chronologie, les symptômes etc... Il a tout de suite diagnostiqué une fibromyalgie. Enfin ! Enfin un nom sur mon calvaire. Et il a pris les choses en main.Tout de suite. Il m'a mise au régime Seignalet. Terrible pour moi au début. Plus de gluten, plus de lait, plus de sucre. Sacrifice. Mais ce régime réduit l'acidité et l'inflammation chronique, donc soulage très efficacement les douleurs. Et bien d'autres effets quasi miraculeux que je développerais plus tard. Il a rajouté tout un protocole à base de plantes, magnésium à haute dose etc.... Au bout d'une semaine je commençais à ressusciter. Cet homme et ce régime m'ont sauvé la vie. Au fil des mois j'ai retrouvé une bonne partie de mon énergie, les crises se sont espacées et surtout les douleurs ont grandement diminué. J'ai récupéré à 60 % mes capacités.
Ce n'est qu'un an plus tard que mon homéopathe a fait des recherches sur la maladie de Lyme. Elle a tout de suite pensé à moi. Elle m'a fait remplir un questionnaire, cocher sur une liste impressionnante les symptômes que j'avais. Je les avais quasiment tous, une bonne trentaine. Une prise de sang a révélé que j'avais des anticorps de la borréliose. La bactérie était là depuis des années et me rongeait. C'était la cause de ma fibromyalgie (la fibromyalgie est un ensemble de symptômes rarement expliqués).
Nous avons entrepris un long traitement sur 9 mois, il fallait passer par toutes sortes d'antibiotiques pour cibler chaque forme que la bactérie avait prise en mutant, au fil du temps, en s'infiltrant dans les différents organes, le cerveau...etc.. Un antibio pour chaque cible. Et tout un protocole complexe pour accompagner. Et, bien entendu, l'aide extraordinaire et indispensable d'un bon ostéopathe et homéopathe, ainsi que des séances d'acupuncture pour relancer le métabolisme et retrouver l'énergie disparue.
Depuis je vais mieux, beaucoup mieux, même si le traitement m'a souvent paru pire que le mal, il est parfois si puissant, si violent...
Aujourd'hui je suis infiniment reconnaissante envers ces deux médecins qui m'ont sauvée et je me dis que c'est une chance inouïe que j'ai eu de tomber enfin en de si bonnes mains. Quand je vois sur les forums de malades fibromyalgiques ou malades de Lyme jusqu'où peut aller la descente aux enfers : fauteuil roulant, paralysie, dépendance totale, abrutissement par les médicaments et même euthanasie.... je me dis que je me dois de témoigner qu'en sortir est possible. Qu'il ne faut surtout pas se laisser piéger par les médicaments habituellement proposés (antidouleurs, antidépresseurs) qui servent uniquement et volontairement à assommer le patient pour avoir la paix.
Il faut se battre et changer de médecin. La solution existe mais elle est ailleurs.
Et des solutions, il en existe. Peut-être pas pour guérir, mais tout du moins pour soulager, vivre à peu près normalement. REVIVRE.
J'ai eu la chance que beaucoup n'ont pas eue. J'ai rencontré un médecin extraordinaire, un bon, un vrai. L'homme par lui même est déjà formidable : humain, curieux, intéressé, vif d'esprit, dynamique. Quand il ne sait pas il cherche. Et il a beaucoup cherché. Il a fait des recherches sur les plantes, au Mexique, il se tient au courant de toutes les dernières avancées en médecine, il est vraiment passionné par son métier, et par dessus tout il a un coeur en or et on le ressent immédiatement. Lui est là pour vous soigner, pas pour encaisser votre chèque le plus rapidement possible pour pouvoir passer au suivant.
La première consultation a duré plus d'1h30. Je n'avais jamais vu ça. Et il le fallait bien pour que je puisse lui expliquer ce qui m'arrivait, la chronologie, les symptômes etc... Il a tout de suite diagnostiqué une fibromyalgie. Enfin ! Enfin un nom sur mon calvaire. Et il a pris les choses en main.Tout de suite. Il m'a mise au régime Seignalet. Terrible pour moi au début. Plus de gluten, plus de lait, plus de sucre. Sacrifice. Mais ce régime réduit l'acidité et l'inflammation chronique, donc soulage très efficacement les douleurs. Et bien d'autres effets quasi miraculeux que je développerais plus tard. Il a rajouté tout un protocole à base de plantes, magnésium à haute dose etc.... Au bout d'une semaine je commençais à ressusciter. Cet homme et ce régime m'ont sauvé la vie. Au fil des mois j'ai retrouvé une bonne partie de mon énergie, les crises se sont espacées et surtout les douleurs ont grandement diminué. J'ai récupéré à 60 % mes capacités.
Ce n'est qu'un an plus tard que mon homéopathe a fait des recherches sur la maladie de Lyme. Elle a tout de suite pensé à moi. Elle m'a fait remplir un questionnaire, cocher sur une liste impressionnante les symptômes que j'avais. Je les avais quasiment tous, une bonne trentaine. Une prise de sang a révélé que j'avais des anticorps de la borréliose. La bactérie était là depuis des années et me rongeait. C'était la cause de ma fibromyalgie (la fibromyalgie est un ensemble de symptômes rarement expliqués).
Nous avons entrepris un long traitement sur 9 mois, il fallait passer par toutes sortes d'antibiotiques pour cibler chaque forme que la bactérie avait prise en mutant, au fil du temps, en s'infiltrant dans les différents organes, le cerveau...etc.. Un antibio pour chaque cible. Et tout un protocole complexe pour accompagner. Et, bien entendu, l'aide extraordinaire et indispensable d'un bon ostéopathe et homéopathe, ainsi que des séances d'acupuncture pour relancer le métabolisme et retrouver l'énergie disparue.
Depuis je vais mieux, beaucoup mieux, même si le traitement m'a souvent paru pire que le mal, il est parfois si puissant, si violent...
Aujourd'hui je suis infiniment reconnaissante envers ces deux médecins qui m'ont sauvée et je me dis que c'est une chance inouïe que j'ai eu de tomber enfin en de si bonnes mains. Quand je vois sur les forums de malades fibromyalgiques ou malades de Lyme jusqu'où peut aller la descente aux enfers : fauteuil roulant, paralysie, dépendance totale, abrutissement par les médicaments et même euthanasie.... je me dis que je me dois de témoigner qu'en sortir est possible. Qu'il ne faut surtout pas se laisser piéger par les médicaments habituellement proposés (antidouleurs, antidépresseurs) qui servent uniquement et volontairement à assommer le patient pour avoir la paix.
Il faut se battre et changer de médecin. La solution existe mais elle est ailleurs.
La prévention :
- porter des bottes, des pantalons et des manches longs lors de vos balades en forêt ou dans les herbes hautes.
- vérifier la présence de tiques sur tout votre corps et ceux de vos proches dès votre retour.
- n’enlever les tiques qu’avec un crochet à tiques spécialisé. Jamais de produits style éther, alcool... ni l’enlever avec les doigts ! Sinon les tiques régurgitent et c’est à ce moment là qu’elles peuvent vous transmettre les bactéries.
- vous rendre immédiatement chez le médecin et demander un traitement antibiotique de 28 jours.
- penser à Lyme si vous avez de douleurs et de fatigue chroniques et inexpliquées.
- ne pas s’en tenir à l’avis de votre médecin car il y a de fortes chances qu’il n’y connaisse rien, chercher des spécialistes de cette maladie, se renseigner auprès des associations.
Les principaux sites sur Lyme :
- http://www.associationlymesansfrontieres.com/
- http://francelyme.fr/
- http://www.sos-lyme.com/fr/home.php
Interview du professeur Luc Montagnier, prix noble de médecin et co-découvreur du Sida :
Et pour aller plus loin, l’excellent livre de Judith ALBERTAT :
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire